"Basic Instinct 2" de Michael Caton-Jones

Publié le par Alex



Note Alexvision : 8 / 20

Une suite totalement inutile pour un bien mauvais film (gros nanar) qui se laisse pourtant regardé... et qui ne méritait pas un tel assassinat médiatique.


Londres. Après une virée nocturne très cul et speed qui a tourné au drame, Catherine Tramell est accusée de meurtre et non assistance à personne en danger. Chargé d'étudier son cas, le psychiatre Michael Glass se charge de l'affaire en aidant la police et l'inspecteur Roy Washburn à comprendre ce qui s'est passé. Mais les meurtres vont se multiplier lors de l'investigation mentale de Glass envers Tramell qui de son côté, va répéter son piège psychologique en entraînant le Docteur dans l'antre de la perversion en tous points ...











14 ans après le très bon thriller très cul et dangereux de Paul Verhoven, l'heure est venue de briser la glace  (ahahah): Basic Instinct 2 ne méritait pas tant de haine de la profession qui l'a linché avant de l'avoir vu puis même après. Cette suite était inutile mais les studios ont eu raison de la conscience raisonnable humaine pour accoucher d'un film bâtard faussement provoc. Là où l'opus 1 baignait dans une ambiance stylée, tendue, vicieuse, nerveuse et très cul, l'opus 2 flirte avec l'érotisme de pacotille limite arnaque (toutes les scènes cul de la bande-annonce sont coupées ou raccourcies. D'ailleurs le fabuleux triolisme dispo en site pirate avec notre frenchie girl a totalement disparue). On est donc en hiver et sur M6 ou quoi ?? , l'ambiance glauque de certains quartiers de Londres dont So-Ho mais n'arrive jamais à faire frémir sans oublier un scénario qui se voudrait surprenant mais qui tombe sérieusement à plat sans aucun mystère.










MAIS soyons francs : On est bien loin de la catastrophe prévue. En allant voir Basic Instinct 2, c'est comme si on s'apprêtait à visionner un sympathique téléfilm Hollywood Night. C'est bateau, inintéressant, plat, mou mais l'intrigue tissée (quoi qu'inexistante) repose sur un honnête suspense policier qui laisse en éveil grâce à une ambiance glauque et surtout reconnaissons la présence de Sharon Stone. 48 ans au compteur et une prestance de toute beauté. Magnifique, encore très sex, à la limite de l'excitation perverse, de l’érection cinglante, Stone lors des quelques scènes "cul" du film se livre à une emprise imparable sur le spectateur. On est hypnotisé par sa beauté mais aussi par son charisme sexuel ... Mais malheureusement pour elle comme pour nous, la faiblesse du scénario et la caricature donnée à son personnage la font plonger dans une abomination de performance.


Sharon fait dès lors sombrer toutes ses autres scènes dans le semi chaos. Pour la belle le rôle de sa vie est et restera donc Ginger McKenna dans l'époustouflant "CASINO" de Martin Scorsese... et c’est rageant !! Mais à grand réalisateur, grand film et grande performance donc no way for this Basic Instinct :)))) David Morrissey (clône de Liam Neeson) en lieu et place de Michael Douglas fait bien pâle figure, David Tewlis en inspecteur de police frise la caricature et ne convainc pas en attendant de reprendre son rôle de Lupin dans « Harry Potter 5 » quant à Charlotte Rampling, on se demande toujours après la projection ce qu'elle fait là.


La réalisation de Caton-Jones est lisse comme la peau de Stone : Classique et sans innovation. Les rebondissements se succèdent entre je m'en foutisme et pseudo thriller machiavélique. On soulèvera surtout les 2 perles de daubitude à savoir une intro ridicule pour passer à ce final d'un grotesque sans nom qui laisse lieu à un "faux" rebondissement aussi mal amené qu'inutile. Bref c'est bien mauvais, sorte de gentil nanar qui se laisse étrangement regarder sans énervement ni déplaisir. Mais au final on n'est pas plus avancé :)



Attendez donc la sortie DVD du film qui laissera peut-être  les quelques scènes de cul en director's cut. En attendant on passe un bon moment succin et vicieux de notre part devant 1h50 de film naze mais regardable. C'est ça la classe du film alors chapeau :) ... Mais no risk of addiction.

Publié dans Ciné

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